Hélas les Congolais vivant au Congo ne pourront pas voir ce film tchadien : spécificité congolaise il n’existe plus aucune salle de cinéma à Brazzaville, les locaux qui les abritaient ayant été toutes été transformées en salles de culte pour églises de réveil, à la grande joie des autorités politiques...
Le Tchad a beau être plus pauvre que le Congo, le Tchad a beau être toujours en guerre, c’est un pays où l’on produit des films, de beaux films, tel celui qu’on peut voir à l’étranger, à Paris en France par exemple. C’est le cas de Daratt, film de Mahamat - Saleh Haroun sur l’amnistie, qui n’est pas l’amnésie.
Le film commence par l’annonce, à la radio, de l’amnistie des criminels de guerre dans un pays en guerre civile depuis quarante ans et où 40 000 personnes sont portées mortes ou disparues. Aussitôt, un vieil homme donne un pistolet à son petit fils pour qu’il venge la mort de son père. Ce dernier retrouve l’assassin lequel, ignorant les intentions du jeune homme, s’éprend de lui et lui offre un emploi dans la boulangerie qu’il tient. Il veut même... l’adopter. Pour cela il souhaite l’autorisation du père du jeune garçon... A voir.