Depuis un moment nous avons vu M. Akouala évoluer vers la fonction de « ministre des démentis » du gouvernement issu du coup d’Etat sanglant du 5 juin 1997.
Le voici désormais sur tous les fronts : il vient du reste de créer, avec la bénédiction du gourou de Mpila, rapportent les mauvaises langues, une pseudo-association politique dénommée Force citoyenne. Association qui, selon nous, n’a de citoyenne que l’adjectif qualificatif.
Ce groupuscule ne semble pas se différencier des autres associations et partis politiques rentiers qui commencent à pousser comme des champignons à la veille des échéances électorales, sans doute pour capter et rafler la manne financière qui servira à financer les partis politiques.
Ministre de la communication Akouala consacrait beaucoup de son temps à démentir les propos qui étaient tenus sur son « mentor » et sur les institutions qui l’ont couvé. Qu’a-t-il fait de positif depuis son passage à la communication ? Pourtant ce ne sont pas les chantiers qui ont manqué dans ce grand département pour moderniser la presse au Congo.
En voyant seulement la qualité des journaux au Congo - je parle de la forme, non du contenu – on observe tout de suite que notre presse écrite ne dispose pas de moyens modernes, à savoir par exemple une imprimerie moderne pour réaliser les journaux.
Akouala, qui manie bien le verbe ne pouvait-il pas consacrer son énergie à trouver des financements afin d’installer une imprimerie moderne au Congo ?
Akouala parle de la tribu classe, de qui se moque-ton ? Il attribue ce néologisme au président Lissouba et à son parti à cause des trois palmiers composant le logo de l’Upads.
S’il y a une tribu classe au Congo c’est celle qui jalonne les rives de la rivière Alima et qui a étalé ses ramifications au nord du Congo. Akouala peut être considéré comme issu de cette tribu classe. Que Akouala nous cite les noms de parents directs ou indirects du président Lissouba qui étaient ministres, directeurs d’administration centrale ou hommes d’affaires ! Il n’y en a pas un seul. Aucun de ses neveux ni cousins durant son mandat n’a créé d’association ni de parti politique alimentaire ou n’a été « homme d’affaire » tel qu’on ne les compte plus sur les berges de la rivière Alima. Lissouba a été le seul président qui a créé un parti national au Congo qui est l’Upads. En se référant aux élections de 1992, les vraies élections aux standards européens, l’Upads est le parti qui avait des députés dans la presque totalité des régions du Congo. Où se situe donc la tribu classe que nous rabâche le ministre ?
En tout cas, les cris d’orfraie entendus ici et là ne nous arrêteront pas dans notre œuvre de destruction par le verbe et par les urnes, c’est-à-dire démocratiquement comme en 1992, de ce pouvoir clanique, familial et prédateur que défend bec et ongles le sieur Akouala. Ne perdons pas notre temps : ce pouvoir est illégitime et il partira bien un jour par les urnes.
Akouala parle des supplétifs de l’UNITA, malheureusement à la fin de la guerre, lui et son parrain ne nous ont pas montré un seul prisonnier fait de l’armée de Savimbi. Auraient-ils tous subi le sort des « disparus du Beach » ?
Même Dos Santos n’a pas pu justifier son intervention au Congo. C’est Chirac qui est venu le faire à sa place lors d’un voyage officiel en Angola. Akouala le sait bien, il est pris en flagrant délit de mensonge.
En s’en prenant à Ange Edouard Poungui pour un article qui a reçu un écho favorable dans toute l’opinion congolaise, M. Akouala ne fait que montrer la face cachée du régime qu’il soutient. Un régime voulant se maintenir au pouvoir comme ce singe qui veut mourir avec sa banane dans la main. Mais malgré les intimidations nous ne nous laisserons pas faire.
Votre réaction à l’article du Premier ministre Poungui (comme d’ailleurs tous vos démentis) se dégonflera comme une baudruche. Elle fera « pschitt », parce qu’elle ne restera gravée que sur le site que Mpila finance à coup de pétro CFA contrairement à l’article du Premier ministre Poungui qui a été relayé dans tous les médias congolais épris de liberté.
Si le bilan de ce régime est largement positif comme ose le soutenir notre ministre, pourquoi ont-ils peur de cette commission électorale indépendante (CEI) ? Pourtant, à entendre le sieur Akouala vanter ce pouvoir impopulaire, ils n’attendent que les élections pour rafler la mise. Ils ont une telle peur que si les élections sont régulièrement organisées comme en 1992, un seul député leur serait promis, en l’occurrence celui d’Oyo et ses environs.
M. Akouala, même votre allié à qui vous avez donné la présidence de l’assemblée nationale, à savoir M. Tchicaya, réclame à corps et à cri la commission électorale indépendante et souveraine. Nous attendons dans les jours qui viennent la réaction de Force citoyenne à cette revendication claire et légitime.
Comment peut-on ruiner toute l’avance que nous avions prise en 1991et 1992 sur tous les pays africains en organisant les élections les plus transparentes de l’histoire de la démocratie en Afrique ? Des élections remportées entièrement par un parti et un homme qui n’étaient pas au pouvoir.
Mais il ne sert à rien de traîner les pieds : ils finiront bien par accepter cette commission électorale indépendante. On connaît leurs méthodes. A la conférence nationale souveraine en 1991, c’était le cas, c’est au dernier moment qu’ils ont accepté la souveraineté de cette grande messe qui les a balayés sur son passage. Ils ont utilisé les armes et les armées étrangères pour revenir au pouvoir. En vérité c’est tout ce qu’ils savent faire. Un point c’est tout.
Banda-kany, le début de la sagesse