Dans l’édition du 22 mars 2007 du journal BusinessAfrica on line on peut lire que Total Gabon vient de publier son profit annuel. Celui-ci s’élève à 326,4 millions de dollars en 2006 contre 316,8 millions de dollars en 2005. L’annonce a été faite à Libreville par le porte-parole du groupe.
Le chiffre d’affaires de Total Gabon a aussi augmenté pour atteindre 1279,3 millions de dollars, une augmentation de 138,4 millions, soit 12,1%, comparé à 2005.
On indique toutefois que la production du pétrole brut à partir des puits exploités par Total s’élève à 30,9 millions de barils en 2006, contre 35,7 millions en 2005. On voit donc que la baisse de la production a pu être contrebalancée par la hausse des prix du baril sur le marché international pendant la période considérée.
Le journal explique par ailleurs que Total au Congo est bien sûr très loin de réaliser la même transparence car les autorités congolaises ont mis leur veto sur la publication des résultats de l’exploitation pétrolière dans ce pays. Malgré la bonne volonté du groupe mondial - qui traverse d’ailleurs des moments difficiles avec la mise en examen de son président - d’apparaître transparente dans toutes les zones où elle exploite l’or noir, le Congo lui donnera toujours l’occasion de rester opaque. Comme au bon vieux temps.
Et de préciser. Renseignements pris auprès de Bercy (le ministère des Finances français), pour savoir pourquoi le groupe pétrolier était prêt à publier ses chiffres dans plusieurs pays africains sauf au Congo, la réponse fut laconique : " Vous savez, le Congo est un cas particulier ”...
Pour ceux qui l’auraient oublié, rappelons qu’il y a une dizaine d’années le Congo avait vendu toutes ses actions, toutes ses parts dans Elf Congo, cette filiale n’ayant alors jamais déclaré de bénéfices depuis sa création. L’année suivant cette cession, comme par miracle, Elf Congo s’est mis à faire des bénéfices. Vraiment le Congo et ses dirigeants sont " un cas particulier ". Vous avez dit vache à lait ?