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ARTICLE DE LA RUBRIQUE : CULTURE  
 

FESPAM 2007 : Lancement officiel. Dolisie a vibré aux rythmes de la 6e édition



Le week end dernier, Dolisie, la capitale du département du Niari, a connu une grande manifestation musicale. Elle a vibré aux rythmes annonciateurs de la 6e édition du Festival panafricain de musique (FESPAM). Le ministre de la Culture et des Arts, président du Comité de direction du FESPAM, Jean Claude Gakosso a patronné la cérémonie.

Partie de l’aéroport de Maya-Maya, dans un Boeing 727, la délégation comprenant, le ministre Jean Claude Gakosso, le staff du Commissariat général du FESPAM, une importante équipe des journalistes, et les artistes musiciens, est bien arrivée à l’aéroport de Dolisie. Elle a été reçue au bas de la passerelle par le préfet du département du Niari, Marie Magloire Dambendzet. Les deux parties ont procédé illico aux échanges de convivialité.

Le jour suivant, la délégation à qui s’était joint le ministre de Réforme Foncière et de la Préservation du domaine public, Lamyr Guélé a visité l’arbre de De Brazza, lieu touristique situé à 15 kilomètres de Dolisie.

Au mois de mai 1887, De Brazza avait apposé sa griffe sur le fameux arbre qui porte son nom. Ceux qui ont fréquenté le collège de Mbounda à Dolisie y avaient pour certains laissé leurs empreintes. Le cas du Président Denis Sassou-Nguesso, qui marqua l’arbre de son sobriquet de la jeunesse ’’Le Prince’’ - Romulus - ’’.

Et le guide touristique de dire : " Voyez vous la destinée de quelqu’un ! Aujourd’hui, le jeune Prince est président de la République. ! ".

Sensible à la grandeur considérable de cet arbre, le ministre, Jean Claude Gakosso s’est exclamé "Vous avez vu son envergure ! " En effet, l’arbre de De Brazza est, on ne peut plus volumineux.

Le rond-point du Cercle culturel a été pavoisé des banderoles, des tableaux et d’un énorme podium, le tout baigné dans la couleur rouge de Celtel Congo, la vie en mieux, sponsor officiel du FESPAM, qui s’est investi totalement pour la réussite éclatante de l’événement.

Les populations venues de partout, avaient très tôt occupé les lieux. Les énormes baffles placés au centre du cercle, répandaient dans toutes les directions des décibels musicaux à vous crever les tympans.

Les artistes et musiciens, les invités ont commencé à venir à 14 h 25. Peu de temps après, le ministre de la Culture et des Arts, Jean Claude Gakosso accompagné de ses collègues, membres du gouvernement, Pierre Michel Guimbi et Lamyr Nguélé, et du Préfet du Niari, Marie Magloire Dambendzet, sous escorte, sont arrivés à 16 heures 25 dans une ambiance survoltée.

Au moment où l’ambiance montait, montait pour atteindre son comble, notre confrère Lomat Ekémi, modérateur du jour appelle respectueusement Monsieur le préfet à prendre la parole pour souhaiter la bienvenue à toutes les délégations : « En ma qualité de mécène des Arts et de la Culture à l’échelle départementale, le cœur rempli de joie, j’adresse les meilleurs souhaits de bienvenu dans le département du Niari à nos hôtes de marque. Le FESPAM est l’espace idéal du dialogue entre les musiciens, le règne idoine des amateurs et professionnels de la scène qui viennent y échanger et partager avec le public, le produit de leur recherche, la meilleure de leur création »

Marie Magloire Dambendzet pense que " La culture congolaise doit s’ouvrir au monde, l’autarcie dans ce domaine étant synonyme de sclérose et de dégénérescence. "

Le Maire de Dolisie, Mavoungou Ngot, prenant la parole après le Préfet - (instructions protocolaires dérogées) dans un tohu-bohu indescriptible, mêlé des huées, n’a pu prononcer que quelques mots " Nous nous reconnaissons dans le discours de M. le préfet, chef du département du Niari. C’est ainsi que nous ne trouvons plus l’opportunité d’en prononcer un autre. Merci. "

A l’annonce de la présence du ministre Pierre Michel Guimbi, toute la population s’est levée comme un seul homme. PMG a été salué par des slaves d’applaudissements. Et un artiste musicien très étonné de cette popularité s’est posé la question : " Est-il du coin, il est populaire hein ! ? "

La réponse ne s’est pas fait attendre " C’est vrai, il est du coin, mais c’est un homme généreux, un bosseur quoi ! "

Entre temps, l’orchestre Niari music, a continué son animation avec la chanson " Bienvenu Papa Gakosso to yambi yo na essongo " qui a tant électrisée la foule.

Prenant la parole, le commissaire général du FESPAM, Dieudonné Moyongo a circonscrit l’événement en alliant l’histoire glorieuse de Dolisie au thème de la 6e édition du FESPAM " Musique d’émancipation et mouvements de libération en Afrique et dans la diaspora "

La ville de Dolisie porte le nom d’un compagnon de De Brazza : Albert Dolisie, ayant oeuvré à la colonisation du Congo. Mais il est tout aussi vrai que c’est de cette ville que se sont élevées des voix pour réclamer l’indépendance, sinon de toute l’Afrique équatoriale française, du moins celle du Moyen Congo a-t-il souligné.

Il a en outre rappelé la nomination par L’UNESCO de Jean Serge Essous, fils du Niari, comme ambassadeur. (Applaudissements)

Le clou de la cérémonie a été le maître mot du ministre de la Culture et des Arts, Jean Claude Gakosso, initiateur du lancement rotatif et cyclique des éditions du FESPAM dans les départements " Messieurs les parlementaires, Monsieur le préfet du département du Niari, Monsieur le président du Conseil départemental, Monsieur le Maire, chers artistes. Sous la protection d’Apollon, le Dieu des Arts, dans la fraternité retrouvée, dans l’allégresse partagée Que Dolisie, cette belle ville provinciale du Congo, vibre ce soir aux rythmes annonciateurs du Festival panafricain de Musique et que la fête soit véritablement belle. Je vous remercie " La fête a été belle, trop belle. Tour à tour les ensembles traditionnels, chrétiens et modernes sont passés sur scène pour exhiber leur talent et savoir-faire : Dikanda ; Mbounda Kimongo ; Mbongui Congo ; les tambourinaires , Nzobi ébouka ; Mbouanda national ; Dolisiana , Union des stars ; Bébé Chinois ; Achille Mouebo et Universel Zangul.

Au cours d’un déjeuner de presse, Jean Claude Gakosso apprécie : " C’est le meilleur lancement en province que nous ayons jamais lancé. "

Et à l’endroit des journalistes il a dit : " Vous avez couvert cet événement en vrai professionnel. On a senti que la presse congolaise a pu gagner en liberté et en professionnel. Il ne reste plus qu’à espérer que vous allez porter l’écho de cet événement à notre grand public à travers vos écrits dans la presse écrite et vos reportages dans la presse audiovisuelle, mais surtout vous allez accompagner ce festival qui est notre chose commune. Pour le président de la République, le FESPAM est une fenêtre que le Congo a ouverte sur l’Afrique et le Monde. Il nous permet une réelle visibilité. "

Après Pointe Noire en 2003, Oyo en 2005 et Dolisie en 2007. A qui le tour ? Certainement Owando !

CHRIS MBEMBE, envoyé spécial

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